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Actualités et agenda
La Catalogne n’a pas besoin de l’eau du Rhône - Juin 2004
Il faut parfois rappeler l’histoire. Barcelone n’a rien demandé à BRL. Mais BRL a un droit de tirage sur les eaux du Rhône qu’elle utilise peu. Elle s’est un jour demandé à qui elle pourrait bien vendre de l’eau. Elle a regardé … vers le Sud et trouvé Barcelone.
Et c’est comme cela qu’est né un projet invraisemblable de tirer un gros tuyau d’eau sur 350 km, exemple type de développement non durable, nécessitant à lui seul un dixième de centrale nucléaire pour le pompage. Un expert a pu dire de ce projet qu’il n’aura jamais vu le jour s’il n’y avait pas les Pyrénées et une frontière. En effet, vu son coût, il ne peut se faire que si l’Europe paye.
Une agriculture insoutenable
L’Espagne n’est pas en manque d’eau, mais elle la gaspille, comme la France d’ailleurs. L’eau disponible (eau de pluie diminuée de ce qui s’évapore) dans ce pays, par tête d’habitant, est d’environ 3000 m3 par an, alors qu’elle est de 3 500 en France et de moins de 1 500… en Belgique. Mais surtout l’Espagne fonde son développement sur une agriculture irriguée, très gourmande en eau, qui prélève près de 93% de la consommation d’eau espagnole… et qui continue de se développer ! !
Une autre culture de l’eau
Au moment où l’Espagne semble enfin se réorienter vers une autre politique hydraulique, vers une autre culture de l’eau selon le slogan des opposants au plan hydraulique national espagnol, BRL propose à nouveau ses services à Barcelone, oubliant ses missions fondamentales de service public pour l’aménagement du territoire du Languedoc-Roussillon.
Les Verts rappellent que la liste Union Toute a décidé de réorienter l’activité de BRL vers les besoins de la région depuis la prévention des inondations jusqu’à la qualité de l’eau en passant par la maîtrise des consommations et la démarche vers un développement durable. Exporter de l’eau de France pour fabriquer en Espagne des fruits et des légumes qu’on réimporte en France est en contradiction complète avec ces objectifs.
Pas de découpage selon la technique de Jacques Blanc
Ce projet n’a jamais été demandé officiellement par l’Espagne. C’est pourquoi il est en attente depuis plusieurs années. Jacques Blanc avait alors proposé de « saucissonner » le projet en construisant la partie française en attendant de poursuivre vers l’Espagne. Les Verts s’étaient à l’époque élevés contre cette méthode. Ils n’ont pas changé d’avis. En France aussi une autre culture de l’eau doit émerger !
La Présidente du groupe
Maryse Arditi