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NON au fichage ADN - Février 2008

Entre un projet de loi sur les OGM torpillé par le Sénat et le flicage génétique des faucheurs volontaires, l’indignation des élus verts du conseil régional va grandissant.

Suite à sa condamnation par la cour de cassation pour fauchage de plans de maïs transgénique, Jean-Baptiste LIBOUBAN, faucheur volontaire, est aujourd’hui entendu par le Tribunal de Grande Instance de Montpellier pour refus de se soumettre au prélèvement de son ADN.

Les élus Verts du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon le soutiennent et condamnent fermement le recours systématique au fichage ADN des faucheurs volontaires. Portant gravement atteinte au respect et à la liberté de l’individu, ce flicage génétique n’est pas sans rappeler quelques heures sombres de l’histoire.

Le projet de loi sur les OGM instaure un « délit de fauchage », passible de deux ans de prison et 75.000 euros d’amende, en cas de destruction ou de dégradation d’une parcelle de culture de plantes transgéniques. Le délit de fauchage sera même aggravé lorsque la destruction portera sur un essai de recherche, la peine pouvant être portée à 3 ans de prison et 150.000 euros d’amende. Le Grenelle de l’environnement est en plein naufrage !

Rappelons que les faucheurs volontaires ne s’opposent pas à la recherche fondamentale, du moment que celle-ci se réalise en milieu confiné. Ils dénoncent ouvertement les expérimentations et cultures en plein champ qui engendrent la contamination irréversible des autres espèces végétales.

Malgré l’activation de la clause de sauvegarde contre la dissémination des OGM, clause donnant raison à ceux qui ont éveillé les consciences sur un risque désormais reconnu par l’autorité publique, le législateur saborde le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.

Marie MEUNIER-POLGE

Présidente GROUPE VERTS ET CITOYENS Conseil Régional Languedoc Roussillon

Marie-Christine Blandin, Sénatrice du Nord-Pas-de-Calais