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Pour l’interdiction des parcs à thons - Juin 2006

L’ICCAT (International Commission for the Conservation of Atlantic Tuna) est une instance de l’ONU chargée de la gestion du thon rouge de l’Atlantique. Son comité scientifique vient de se réunir à Madrid du 12 au 18 juin 2006 pour évaluer la situation.
A cette occasion, le groupe VERTS du Conseil Régional Languedoc-Roussillon affirme sa vigilance quant à la surexploitation des ressources marines, sa condamnation d’une aquaculture irraisonnée et particulièrement sa plus totale opposition aux « parcs à thons ».
Dans la région en début d’année, le projet de création de la première « ferme » d’élevage au large de Port-Vendres, dans les Pyrénées Orientales - 4 cages submersibles dans lesquelles seraient élevés des thons rouges capturés en milieu sauvage - a suscité une levée de bouclier générale.
Car ce mode « d’élevage » ( ?!), qui prétend répondre à la très forte hausse de la demande d’origine japonaise en particulier, est condamnable à plus d’un titre :
* Il constitue un véritable ravage pour l’espèce puisque ces « fermes » - terme fallacieux en l’occurrence - sont approvisionnées en thons capturés à l’état sauvage, qui y seront ensuite engraissés quelques semaines. Cette pratique accentue non seulement la disparition des stocks, mais menace le renouvellement même des populations de thons, puisqu’on y prélève les individus juvéniles et futurs reproducteurs ; * Il est une source de pollution « chronique » forte. En effet, l’alimentation de nombreux poissons ainsi concentrés sur un espace restreint équivaut aux rejets directs et permanents dans la mer des égouts d’une ville de plus de 10.000 habitants ; * Il prive la pêche côtière traditionnelle de territoires marins poissonneux ;
Enfin on peut s’interroger sur le coût écologique global (l’énergie nécessaire à la capture, la transformation, le transport et la commercialisation) d’une production exportée pour sa plus grande part à l’autre bout de la planète.
Le consensus d’opposition qui s’est révélé clairement au cours de l’enquête publique lancée à ce propos le 3 janvier 2006, a abouti à l’avis défavorable émis en mars par le commissaire enquêteur.
Plus récemment le 14 juin, le Conseil Départemental d’Hygiène des Pyrénées Orientales s’est lui aussi prononcé défavorablement sur ce projet.
La balle est donc dans le camp du préfet, auquel les Verts demandent de suivre ces avis et de ne pas autoriser cette installation.

Thon rouge