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Pour une agriculture de qualité sans OGM - Mai 2004
L’Aude, mais aussi la région Languedoc Roussillon ont décidé d’investir sur une agriculture de qualité : AOC, agriculture biologique, produits fermiers et labellisés, pays Cathare, régime méditerranéen… Cette agriculture est incompatible avec la présence d’OGM en plein champ car certaines productions perdent leur label en cas de contamination génétique.
Or, à ce jour, l’Europe, qui vient de lever le moratoire, a laissé aux Etats nationaux la responsabilité d’assurer la coexistence des diverses agricultures, ce qui signifie que l’Etat français doit préciser comment faire pour garantir que des cultures OGM ne contamineront pas leurs voisines. L’Etat français n’a pas expliqué, à ce jour, comment faire pour garantir l’absence de pollution génétique d’un parcelle à l’autre, en particulier dans une zone aussi ventée que l’Aude. Autant dire que nous n’y croyons pas !
Par ailleurs, l’Europe a cédé au lobby des industriels des OGM en refusant de reconnaître leur responsabilité en cas de pollution génétique. Ainsi, il n’existe aucune réparation économique et financière pour les producteurs qui perdraient leur label à la suite d’une contamination génétique (cas de l’agriculture biologique ). Le principe pollueur payeur a totalement disparu, c’est le pollué qui fait les frais des dégâts. Le fait que les industriels refusent d’assurer les risques qu’ils font encourir aux autres justifie très largement la méfiance des Français à l’égard des OGM.
Si on ajoute les risques à moyen terme sur la contamination générale des milieux, déjà visible dans les résultats de mesures de l’AFSSA, les risques à long terme de perte de biodiversité, il est clair qu’aujourd’hui, tout mettre en œuvre pour empêcher des cultures OGM de plein champ est une nécessité absolue.
C’est pourquoi la Région prendra une délibération en ce sens dans sa séance de juillet comme la liste Union Toute s’y est engagée durant la campagne des régionales.
Pour les agriculteurs comme pour les consommateurs, l’intérêt de ces semences est aujourd’hui nul et s’y opposer par tous les moyens relève de la légitime défense.
Maryse Arditi
Vice-Présidente du Conseil Régional
Présidente du groupe Verts et citoyens